Saturday, April 04, 2009

Shutdown

Hello 76 Readers (75 of which are probably me),

A note on this blog, by way of introduction: This account was created as part of an assignment for a French class at Reed College on Renaissance poetry in 2005. At that time, I was unaware of the meteoric rise blogs would experience over the next 4 years, and chose as my "handle" my given name.

Unfortunately, I allowed this account to lie fallow for the next several years, and only rediscovered it—to my horror—upon doing a google search of my name. Call it egotism, but I do believe there is only one Ryann Liebenthal in the world and I trust that any of my undoubtedly numerous internet stalkers understand this reality as well.

Therefore, in the face of my poor college French grammar, remedial analyses of French Renaissance poetry, and unfortunate contributions to the form, I have been trying for years to remove this blog and erase its stain from my tattered reputation among the internets.

But, having used a Reed-affiliated login for this account, the password for which I can no longer remember, I was at the mercy of the Blogger support team for many years—in other words, S.O.L. Today, I have succeeded—hurrah!—and will shortly be removing this account. Please be patient in the intervening time.

Best wishes,

Ryann Joan Liebenthal

Thursday, April 28, 2005

La Vache

D'abord, je dois dire que j'ai trouvé ce poème excellent. J'ai surtout aimé comment il a fait deux scandales (j'imagine) à la fois—déjà, en écrivant une sorte d'aude à la vache en utilisant plein de mots "interdits" selon les précieux, il faisait quelque chose d'interdite. Mais, en plus, de suivre la description de la vache et de ses enfants avec une comparaison à la nature et aux poètes, ça devait être un outrage!

De plus, il ne décrit pas ses collègues—les poètes—d'une manière trop flattante. "Nous sommes là, savants, poètes, pêle-mêle, pendus de toutes parts à ta fortre mamelle!" Ceci me paraît comme un rejet d'une façon de l'idée du "génie" du poète. Dans la conception d'Hugo, les poètes ne sont que des petites vaches (mises à la terre par hasard, "pêle-mêle") qui dévorent avec avarice ce qu'ils peuvent en tirer de la mamelle de la nature. Cette description ne donne pas une image très élégante des poètes.

Je me demande quelle était la réponse à ce poème. J'imagine qu'elle était assez divisé.

Tuesday, April 19, 2005

Rousseau

J'ai eu un peu de mal à comprendre tout ce que Rousseau disait sur les gestes et les langues. Qu'est-ce qu'il voulait dire exactement par "Le langage figuré fut le premier à naître" (Chapitre III)? Je n'ai pas très bien compri ce passage.

Mais j'ai bien aimé comment il a toujours trouvé moyen de mettre le français en haut de la pyramide évolutionnaire. Même quand il en trouvait des fautes, ils indiquaient toujours que le français était le plus développé. Il dit que "Quiconque étudiera l'histoire et le progrès des langues verra que plus les voix deviennent monotones, plus les consonnes se multiplient..." (Chapitre V), et donc il décrit d'une façon le français comme étant le produit naturel du "progrès". Malheureusment, je ne trouve plus la référence où il décrit un trait non exactement positif, mais je vous jure, je l'ai vu...

J'ai pas tout à fait suivi son concept "méridionale", mais je l'ai trouvé amusant tout de même (Chapitre IX).

Thursday, April 14, 2005

Pensées

Petit poste aujourd'hui: Une chose qui m'a intéressée des "Pensées", c'était le fait que Pascal a dit qu'il valait mieux "savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose" (57). Si je me souviens bien, cela est le contraire de ce que Platon en avait dit. Selon lui, puisqu'on ne pouvait pas bien partager nos talents entre diverses matières, il fallait choisir un métier et l'épuiser (et c'est l'aspect que j'ai le plus détesté de Platon). Est-ce que ceci reflète peut-être des nouvelles idées sur la possibilité de faire un grand nombre de choses dans la vie—l'idée, en gros, d'être un "homme de renaissance" (je ne sais pas si c'est correct comme phrase; on dit renaissance man en anglais)? A quoi donc doit ce changement d'avis, si je l'en ai bien interprété?

Aussi, je suis curieuse de savoir exactement ce qu'il veut dire par "honnête homme" (57) en ce contexte.

Monday, April 11, 2005

Merriam-Webster word of the day: haggard

J'ai vraiment adoré le sonnet de Scarron (j'ai ri à la bibliothèque, alors heureusement que je n'ai pas les dents noirs comme Heleine...). À mon avis, c'est le poème le plus rigolo que l'on n'a encore vu en notre cours. J'ai bien aimé en particulier les moyens que Scarron a utilisé pour donner à la femme un air si dégueulasse: par exemple, en la nommant Heleine il la rapproche au mot d'haleine (avec lequel il la fait rimer) qui serait sûrement en ce contexte de la mauvaise variété... D'ailleurs, en nous introduisant à ses dents comme aux os, il nous évoque l'image de sa squelette, et donc de la mort. La description qui sui renforce l'idée de la maladie et du dégoût: les dents noirs, sanglants, fragmentés qui tombent aux pieds avec la provocation d'une "seule haleine". Et il finit avec une prévision (ou une espérance, plutôt) de sa mort même: "Pourveu que vous creviez de rire, il me suffit."

Aussi, Scarron y mène une analogie intéressante entre l'intérieur et l'extérieur. En faisant alliance entre les dents et les os, il suggère que les dents, comme les os, doivent rester à l'intérieur, cachés de vue. Mais, paradoxalement, c'est l'aspect noir, non osseux, qui fait qu'ils se définissent comme ça. Le noir invoque tout ce qui est secret, caché, même sinistre. Et lorsque les dents tombent aux pieds, "deschaussex et sanglans", c'est comme si le corps même de la femme s'est inversé et qu'elle a justement déchaussé ce qui doit en elle rester inaccessible et intérieur. Elle a franchi (et donc rendue confuse) la frontière entre elle, comme unité, comme personne, et le monde. À ce niveau on pourrait peut-être aussi dire l'homme est tellement dégoûté par cette femme parce qu'en dérobant sa partie intérieure ainsi, elle l'émascule d'une certaine manière, et ne lui laisse rien à y pénétrer (pardonnex l'imagerie, mais je crois que le poème la mérite en ce cas).

Thursday, March 31, 2005

J'ai très bien aimé les Maximes de la Rochefoucauld. J'ai été très frappé par le cynicisme de ses pensées sur le monde (et de même des autres auteurs qu'on a lu pour aujourd'hui: la Bruyère, Perrault). J'imagine que l'organisation de la société de la cour a souvent inspiré un tel dégoût avec la fausseté des politesses et des flatteurs. Cela me semble prévoir d'un tout petit peu la destruction de la monarchie au niveau de l'opinion publique. C'est à dire que déjà les écrivains commencait à dénoncer la fonctionnement de la cour d'une manière assez ouverte, et donc il critiquait aussi la monarchie d'une façon. Comment est-ce que ces critiques ont été reçu à l'époque; quelles étaient les limites d'une telle critique et à quel point fallait-il être obscur pour ne pas craindre la censure? Je me démande...

Tuesday, March 29, 2005

Je viens d'écrire un longue poste qui a été malheureusement effacé lorsque je tapais par mégarde à un lien d'un autre site (celui de la bibliothèque, ironiquement). Ahhh, comme ça m'énerve! Alors, je vais essayer de recapituler mes remarques mais je m'excuse si ce poste là est plus pressé (hurried) et moins bon que l'autre...

J'ai été très frappée par l'étroite des critiques de Voltaire sur les auteurs dont il est éditeur. Il me semble qu'il veut créer un art poétique français qui ne permettrait que des "bons" mots et des phrases "correctes." D'ailleurs cela m'a fait penser des formalistes russes du XXème siècle. Ils veulent tous créer des langues unitaires, qui éviteront tout ce qui est confusant. Mais Voltaire dis quand même que "Plus on a de termes pour exprimer la même chose, plus la poésie est variée," ce qui est intéressant puisqu'il exige si souvent la "bonne" phrase et il met tellement d'importance sur le "naturel," comme si l'écrivain n'y avait pas de choix et qu'il transcrivait simplement une histoire divine à laquelle il ne pourrait rien ajouter. De plus, en tous ses remarques sur la nature à l'écriture, j'ai trouvé une ressemblance à l'idée de réalisme du XIXème siècle.

C'est aussi intéressant de comparer sa méthode de critiquer à celles qui dominent aujourd'hui. A mon avis, on ne parlerait plus du bon ou mauvais goût, et on ne corrigerait pas les "fautes" de style. C'est plutôt l'époque de l'esthétique, et on se soucie guère du fait qu'un oeuvre soit "instructif" ou non au "peuple".

J'ai bien aimé aussi ses remarques sur Shakespeare. Tandis qu'il trouve le mélange de style chez Shakespeare de mauvais goût, c'est plutôt l'aspect de son écriture que nous (ceux qui parlent anglais) louons. On trouve qu'il a tellement enrichi notre langue avec tant de nouveaux mots, et on célèbre le fait que ses écrits plaisent autant au peuple commun qu'à la noblesse. C'est une des meilleures qualités (selon nous) de son écriture.